Vous travaillez régulièrement avec Alice Rohrwacher dont les films ont un style singulier. Quel dispositif utilisez-vous ?

Depuis son premier film, Alice a toujours tourné en Super 16. Sur « Heureux comme Lazzaro », « Les Merveilles » et « Corpo Celeste », j'ai travaillé en ARRIFLEX 416 avec de la Kodak 7219 et 7205. Pourtant, l'année dernière, j'ai tourné avec elle deux épisodes de la série « L'amie Prodigieuse » en ALEXA Mini. C'était la première fois qu'elle filmait en numérique et elle s'est aperçue qu'elle pouvait très bien s'approprier le support.

Quels sont vos projets futurs ?

J'ai terminé en juin « Viens je t'emmène » d'Alain Guiraudie. C'est un film d'hiver, avec beaucoup d'intérieurs et de scènes de nuit où je pouvais contrôler la lumière. J'ai utilisé une ALEXA Mini et des Cooke S4. Auparavant, j'ai tourné « Sous le ciel d'Alice » de Chloé Mazlo en Super 16 avec une ARRIFLEX 416. En ce moment, je suis en Grèce où je travaille avec la réalisatrice américaine Maggie Gyllenhaal sur son premier long : « The lost daughter », adapté du livre d'Elena Ferrante. Nous souhaitions tourner en Super 16 mais c'est finalement le numérique qui s'est imposé. Je filme à nouveau avec l'ALEXA Mini et les Cooke S4.